samedi 14 octobre 2017

exposition Sutras Centre culturel bouddhique Rennes 22 au 29 octobre 2017

EXPOSITION au Centre Culturel Bouddhique de Rennes
Sûtras bouddhiques


SÛTRAS BOUDDHIQUES 
UN HÉRITAGE SPIRITUEL UNIVERSEL 
du 22 octobre au 29 octobre 2017 

Le Centre Culturel Bouddhique de Rennes (CCBR), l’Association Culturelle Soka de France (ACSF) et l’Institut de philosophie orientale de Tokyo (IOP) présentent, dans les locaux du Centre Culturel Bouddhique de Rennes, une exposition qui rassemble : 

  • des manuscrits bouddhiques découverts sur la route de la Soie, reproductions de quelques pièces uniques conservées par l’Institut des manuscrits orientaux de l’Académie des sciences de Russie ;

  • des répliques de fresques des grottes deMogao, à Dunhuang (Chine) représentant de célèbres paraboles bouddhiques ;

  • ainsi que les grandes gures de l’histoire de la diffusion du bouddhisme et des sûtras du Mahâyâna de l’Inde au Japon.

    Au cours de cette histoire, le Sûtra du Lotus, le Sûtra du Cœur et le Sûtra du Diamant gurent parmi les textes qui se sont le plus largement transmis dans le monde. Ils sont ainsi les seuls sûtras du Mahâyâna connus par leur titre en langue occidentale.

    Organisateurs : Centre Culturel Bouddhique de Rennes (CCBR) et Association Culturelle Soka de France (ACSF).

    Commissaire de l’exposition : Institut de philosophie orientale (Tokyo).

    Partenaires : Institut des manuscrits orientaux de l’Académie des sciences
    de Russie
    (Saint-Pétersbourg), Académie internationale de la culture indienne (New Delhi), Institut d’études bouddhiques (IEB), Académie de Dunhuang (Chine).

    Contact : 06 11 03 63 95 | Mail : expo.soutras.2017@gmail.com 

    Rencontre interreligieuse le jeudi 26 octobre 18h30 (sur invitation).

 
















mercredi 9 décembre 2015

(r)évolution intérieure / métanoïa



Changer de croyances pour changer de monde : Conférence TEDx de Marc De La Menardiere.
Diplômé d’une école de commerce et d’un troisième cycle universitaire, Marc débute sa carrière à New York comme business developer chez Danone. Suite à un accident et le visionnage intensif de documentaires anxiogènes sur l’état de la planète, il décide de faire une pause dans sa vie professionnelle pour se lancer avec son ami d’enfance Nathanael Coste dans un road movie sur le thème du changement. Depuis son retour en France Marc partage son quotidien entre la finalisation du film, le monde associatif et l’organisation d’événements sur l’innovation sociétale.
https://vimeo.com/123911188

dimanche 6 décembre 2015

l’économie en question : c'est paru à l'harmattan, avec une préface de Gaël Giraud

dans la collection "spiritualités en action", vient de paraître la restitution des actes des rencontres interreligieuses autour de "L’économie en question : regards et apports des spiritualités et des religions"
 
 Quatrième de couverture
La vie économique est aujourd’hui bouleversée et altère même le lien social. Où puiser l’énergie de résister à ces dévastations ? Comment régénérer les liens humains dans la société ? Quelles ressources mobiliser pour « changer les règles du jeu » ?
Les acteurs des colloques ici retranscrits relèvent le défi d’affronter ces questions. Juifs, bouddhistes, chrétiens, musulmans, athées, libres penseurs, ils osent entrer en dialogue parce qu’ils croient en la possibilité d’un avenir commun. Ils échangent des paroles singulières, dont aucune ne prétend prendre la place de l’autre. Ils nous invitent à penser, et même à croire que notre monde peut changer, par la possible coexistence de l’économie réelle et de l’éthique mise en action. Puissent-ils être fontaine d’eau fraîche dans un jardin trop sec et éveiller le désir de lutter contre le pessimisme et pour le vivre-ensemble !
 Les colloques interreligieux
Ce nouveau volume de la collection « Spiritualités en action » présente les réflexions et expériences de près de trente intervenants dans quatre colloques interreligieux organisés par le mouvement Soka, en 2013 et 2014, sur le thème : « L’économie en question : regards et apports des spiritualités et des religions ».
Une grande question est explorée dans chacun des lieux :
  • À Sainte-Foy-lès-Lyon : Éthiques individuelles et morale collective : des expériences au projet.
  • À Trets : Le vécu des êtres humains face aux difficultés économiques. Quel soutien et quelle inspiration proposent les religions ?
  • À Paris : Quel système de valeurs humaines pour refonder l’économie ?
  • À Nantes : L’économie du bonheur.

vendredi 10 octobre 2014

amis et ennemis du dialogue

Le Dialogue à la portée de tous...(ou presque)


Selon Dennis Gira, qui est venu le 4 octobre 2014 animer un atelier à Tibhirine, l'association nantaise pour le Dialogue Interreligieux, voici les cinq ennemis et cinq amis du dialogue dont il nous a fait part :

•les ennemis
-La peur "qui bloque le dialogue par manque de confiance en soi"
-Le silence , car "se taire est trahir le dialogue"
-Le savoir "qui manque d'humilité"
-L’orgueil "de croire que nous détenons la vérité, comme une forteresse où nous voulons amener les autres"
-Le mépris : "ah, c'est comme chez nous, c'est à dire réduire l'autre à ce que nous sommes"

•les cinq amis du dialogue
-Le respect
 réciproque "qui montre à celui qui refuse le dialogue qu'il a quelque chose à nous dire"
-L’amitié
 "qui crée la confiance"
-L’humilité
 "ou la vérité de reconnaître à la fois nos points forts et nos points faibles"
-La patience

-L’écoute active "qui alimente l'autre avec des questions afin de lui permettre de préciser ce qu'il dit"


pour aller plus loin, un livre de Dennis Gira « Le Dialogue à la portée de tous...(ou presque) »

mercredi 26 mars 2014

être approuvé par les autres

 Adam Smith 
(gravure d'après un original de James Tassie, 1787)

"Il faut lire le chapitre étonnant que Smith consacre au désir d'être approuvé par les autres, et au rapport que ce désir entretient avec celui d'être digne d'une telle approbation — c'est-à-dire de pouvoir s'approuver soi-même. Il voudrait bien montrer que, quoique celui-ci s'enracine dans celui-là, il conquiert une certaine autonomie, une indépendance relative, et que la conscience s'élève au-dessus du jugement des spectateurs ordinaires. Mais c'est en vain. Et c'est finalement la richesse économique qui surgit comme l'objet sur lequel tous les désirs convergent car, attirant sur nous le regard d'autrui, autrui qui est exactement dans la même position que nous par rapport à elle, elle est le signe de cette qualité d'être que nous voulons tous posséder sans jamais être certains que nous la possédons. Vouloir devenir riche pour s'assurer de l'être au travers de l'avoir : il n'y a vraiment chez Smith aucune idéalisation de l'économie."

vendredi 21 mars 2014

force intérieure

Ivan Illich © INA

Nous devons comprendre que tous le mobilier et autres objets que nous continuons à collecter durant nos existences ne nous donnerons aucune force intérieure. Elle sont les béquilles de notre handicap. Plus nous possédons de telles sources de confort, plus s'accroît notre dépendance à leur égard et plus notre vie se restreint. Au contraire, la sorte de mobilier que j'ai trouvé dans la hutte de Gandhi est d'une autre catégorie, et il y a très peu de raison d'en devenir dépendant. Une maison remplie avec toutes sortes de facilités montre que nous somme devenus faibles.
Plus nous perdons le pouvoir de vivre, plus nous dépendons des biens que nous acquérons.
 
Ivan Illich, “The Message of Bhapu’s Hut”, In the Mirror of the Past: Lectures and Addresses 1978-1990, New York, Marion Boyars, 1992 (traduction libre)
 
pour approfondir ce thème, lien vers un article de Jean-Perre Dupuy sur la contreproductivité> http://nagasenamenandre.blogspot.fr/p/la-contreproductivite.html

mardi 18 février 2014

une société décente ou conviviale ne produit pas d’exclus



escargot de Quimper
l'escargot, selon Ivan Illich, en faisant décroître la taille des spires de sa coquille, la rend à la fois supportable et habitable 

"Un élément important pour sortir des apories du dépassement de la modernité est la convivialité. De même qu’elle s’attaque au recyclage des déchets matériels, la décroissance se doit de s’intéresser à la réhabilitation des déchus. Si le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit, le meilleur déchu est celui que la société n’engendre pas. Une société décente ou conviviale ne produit pas d’exclus.
 
La convivialité dont Ivan Illich emprunte le terme au grand gastronome français du XVIIIème siècle, Brillat Savarin (La physiologie du goût. Méditations de gastronomie transcendantale), vise précisément à retisser le lien social détricoté par "l'horreur économique" (Rimbaud). La convivialité réintroduit l'esprit du don dans le commerce social à côté de la loi de la jungle et renoue ainsi avec la philia (l'amitié) aristotélicienne" 

Latouche S. 2010. La voie de la décroissance. Pour une société d’abondance frugale. Vers une société de convivialité avancée, symposium franco-japonais, MFJ, Tokyo. 
http://nagasenamenandre.blogspot.fr/p/blog-page_2.html 

une éthique de la convivialité



"Le philosophe de l'économie Serge Latouche a appelé à une société plus humaine (une société décente), qui aide à la restauration la dignité de ceux qui ont été abandonnés dans les coupe-gorges de la compétition économique. Dans ce but, il souligne l'importance d'une éthique de la convivialité, le simple fait de retirer du plaisir dans une mutuelle compagnie.

Les enseignements bouddhistes contiennent une phrase qui résonne avec ce concept : " la joie signifie une réjouissance partagée entre soi et les autres ". La vision que nous devons mettre en place au cœur de la société contemporaine est celle au sein de laquelle, à travers le partage de la joie, nous créons un monde davantage  reconnu pour la chaude lumière de la dignité que pour le scintillement froid de l'aisance, un monde d'empathie marqué par le refus résolu d'abandonner ceux qui souffrent le plus profondément."

Ikeda D. 2014. Une création de valeur porteuse de changement à l'échelle mondiale : bâtir des sociétés résilientes et durables. Proposition pour la paix (traduction provisoire)

mardi 21 janvier 2014

égalité, altruisme et réciprocité



Pour qui se soucie de la qualité de la société, le cru de publications de l’automne 2013 est exceptionnel. Le deuxième tirage du livre de Thomas Piketty « Le capital au XXIè siècle » était épuisé avant d’être imprimé. Le succès très mérité de cet admirable travail est sans doute aussi celui d’un autre « pavé » de 900 pages répétitives (la répétition dans ce cas aide la lecture), « Plaidoyer pour l’altruisme, la force de la bienveillance » du moine bouddhiste français d’obédience tibétaine Matthieu Ricard, ... Et ce succès devrait logiquement être aussi celui du « Handbook on the Economics of Reciprocity and Social Enterprise » d’une cinquantaine de chercheurs rassemblés par Luigino Bruni et Stefano Zamagni, deux économistes italiens ayant leurs entrées au Vatican (et l’oreille de « Sa Sainteté », inspirateurs de l’encyclique Caritas in veritate). Ces trois ouvrages paraissant simultanément se complètent pour fournir une vue percutante de quelques vices cruciaux de notre système économique et des moyens possibles d’y remédier : les effets des fortes inégalités des revenus marchands peuvent être corrigés, plutôt que par la pure violence de l’impôt, par d’autres mécanismes et organisations économiques qui conservent les vertus d’efficacité des marchés tout en évitant leurs effets relationnels et distributifs délétères, mais cela requiert le développement de motivations moins égocentrées. …/…



 [L]e brouillard de pessimisme qui enveloppe le paysage économique et social n’est peut-être pas si opaque. On progresse au moins en connaissance et en compréhension. Les travaux cités et quelques autres fournissent des éclairages essentiels qui font mieux voir le fond des problèmes et peuvent permettre de mieux gérer la gouvernance des entités économiques et sociales et de soi-même. Surprise ou signe des temps, deux de ces ouvrages se relient à une religion ou, du moins, une spiritualité. Ce tournant peu prévu peut indiquer à quel champ de recherche, d’action et de combat, pour le lien social et la liberté ultime de l’auto-formation, est arrivé le progrès humain au XXIè siècle. Comme pour le marché, cependant, il faut séparer le bon grain de l’ivraie, le nécessaire du périlleux. Pour l’un, l’efficacité de l’égocentrisme (aussi sujet du non-soi bouddhiste). Pour l’autre, l’opium social des moyens de l’esprit.
 
Serge KOLM, 16/11/2013, extraits de l'article publié in extenso à : http://nagasenamenandre.blogspot.fr/p/blog-page_21.html

dimanche 22 décembre 2013

trois questions

dernière photo de Léon Tolstoï, 1910, archives Albertini, modifiée

"Un roi pensa, une fois, que s’il savait toujours le moment où il faut commencer chaque œuvre, s’il savait avec quelles gens il faut travailler, avec qui il ne le faut pas, et, principalement, s’il savait toujours quelle affaire est la plus importante, alors il n’aurait jamais d’ennuis. Après avoir réfléchi, le roi fit savoir dans tout son royaume qu’il donnerait une grande récompense à celui qui lui apprendrait comment savoir le temps opportun pour chaque affaire, quelles sont les gens les plus nécessaires et comment ne pas se tromper dans le choix de l’œuvre la plus importante de toutes.
.../...
Ainsi, souviens-toi que le temps le plus opportun est le seul, immédiat, et il est le plus important parce que c’est seulement à ce moment que nous sommes les maîtres de nous-mêmes ; et l’homme le plus nécessaire est celui avec qui l’on se rencontre à ce moment, et l’œuvre la plus importante, c’est de lui faire du bien."

le conte dans son intégralité à   http://nagasenamenandre.blogspot.fr/p/trois-questions.html

lundi 18 novembre 2013

l'économie de l'amour ou le gateau d'Hazel Henderson

Système productif total d'une société industrielle

Hazel Henderson, futuriste américaine, a proposé le diagramme ci-dessus afin d'illustrer une vision plus réaliste de l'économie qui cependant n'est pas prise en compte dans le calcul du Produit National Brut des états : y figurent l'économie de l'amour et les bénéfices que nous offre la nature, qui ne sont pas monétarisés.

Elle dit : "Comme ma mère, toutes ces femmes font tourner le monde et se dévouent pour fournir les services qui maintiennent la communauté unie. C'est grâce à tout ce qu'elles font que les hommes peuvent rivaliser entre eux sur le terrain économique. Sans elles, tout s'écroulerait.
Or, ces femmes qui travaillent avec tant d'amour ne figurent pas dans les données économiques. Leur travail est considéré comme sans valeur. Bien sûr, il n'est pas rémunéré parce qu'il est accompli sans désir de rétribution. Et c'est ce genre de réflexion qui a engendré le concept d'une économie de l'amour".

Hazel Henderson & Daisaku Ikeda, Pour une citoyenneté planétaire, L’Harmattan, 2006

rivaliser d'humanité


En proposant le concept de compétition ou concurrence humanitaire, Daisaku Ikeda souhaite contribuer à une refondation de notre civilisation. Les principes humanistes de justice sociale y sont liés à l'utilité de la concurrence comme source d'énergie et de vitalité, en une sorte de synergie. Ainsi "la concurrence dirigée à l’intérieur d’un cadre approprié de règles et de conventions catalyse les énergies des individus et revitalise la société."
On peut y voir une analogie avec la pratique du Potlatch des peuples de la côte nord-ouest américaine, où le prestige est issu de la capacité à donner aux autres, compétition coopérative pour le bonheur mutuel. Car, comme le dit Makiguchi, qui proposa en 1903 ce concept de concurrence humanitaire, "il importe avant tout d’éviter les actions égoïstes, en s’efforçant de protéger et d’améliorer non seulement notre propre vie mais également celle des autres. Il faut s’efforcer d’agir pour le bien d’autrui, car si autrui reçoit des bienfaits, alors nous en recevons aussi."

Hazel Henderson & Ikeda Daisaku, Pour une citoyenneté planétaire, L’Harmattan, 2006

Ikeda Daisaku, 2009. Vers une concurrence humanitaire : un nouveau courant de l’histoire. Propositions pour la paix du 26 janvier 2009, à l’occasion du 34e anniversaire de la création de la Soka Gakkai Internationale (SGI).




mardi 22 octobre 2013

Et qui est mon prochain ?

Le Bon Samaritain (1880)
Morot (Nancy, 1850 - Dinard, 1913)
Crédits : Petit Palais / Roger-Viollet - Cliché n° 26981-5

"Un docteur de la loi se leva,  et dit à Jésus, pour l'éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus lui dit : Qu'est-il écrit dans la loi ? Qu'y lis-tu ?Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela, et tu vivras. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? Jésus reprit la parole, et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s'en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l'ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit. Il s'approcha, et banda ses plaies, en y versant de l'huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l'hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même.”
Évangile de Luc 10, 25-37

mercredi 28 août 2013

prendre concience avant d'agir


L’économie aujourd’hui, ne sert pas l’homme, c’est l’homme qui sert l’économie. La spéculation boursière qui ne tient pas compte de l’homme en est un exemple : l’accumulation des dividendes oublie le prix humain des licenciements alors que le capital financier s’accroît.  Moralement, nous rappelons un principe important en Islam : La personne en Islam doit être une fin, non un moyen que d’autre peuvent asservir : nous citons ce Hadit du prophète (sps) qui dit : «  Les créatures sont des A’aiyal (Des êtres dont on a la charge, c’est à dire des proches ), les plus aimés de Dieu, parmi elles, sont celles qui se dévouent le mieux aux intérêts de ses A’aiyal. »

La recherche de nouveaux moyens productifs en vue d’accroître la consommation et le gain occupe l’esprit humain. Ceux qui sont innocents servent souvent, sans le savoir, par leurs comportements de consommateurs une économie dont ils vont subir les excès un jour ou l’autre.

L’économie pousse à assouvir ses passions et ses convoitises sans prévention des nombreuses conséquences morales qui en résultent. Ceci engendre souffrance et décadence morale. La prostitution avec ses réseaux internationaux en est un exemple : l’appât du gain en est la cause. [...] Pour le Musulman, cet argent gagné dans le viol des grands principes moraux est par essence illicite. L’économie en Islam doit reposer sur le principe de la non malfaisance : le mieux être ne peut dépendre du seul capital financier accumulé. L’éthique du projet économique est le préalable pour qu’il soit licite. Ce que nous appelons : «  La prise de conscience avant d’agir ».
Yahia Baamara

lundi 26 août 2013

le tao de la monnaie

"Les monnaies Yang dont l’émission est basée sur la hiérarchie. Elles mènent à la centralisation, l’accumulation par un petit nombre qui investissent dans des biens à court terme. Ces monnaies sont rares et créent la compétition. Toutes les monnaies nationales conventionnelles sont Yang parce qu’elles présentent ces caractéristiques.

Les monnaies Yin sont égalitaires et découragent l’accumulation tout en encourageant la coopération entre les utilisateurs. Elles mènent à la décentralisation (elles sont un support local), elles sont toujours    disponibles    en    quantité (en tant que simple    mémoire « qualifiante et/ou quantifiante » d’un échange) et créent des investissements en biens à long terme. Les économies Yin ont toujours existé typiquement sous forme d’économie de dons. Les échanges de cadeaux sont un des moyens de construction d’une communauté."

Bernard Lietaer cité par Patrick Viveret dans "Reconsidérer la richesse"

voici un lien vers une très bonne émission de Ruth Stégassy avec Bernard Lietaer :
[ http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-les-monnaies-complementaires-2012-02-04  ]

lundi 5 août 2013

vol et chaos


La grande Voie est simple,
mais les gens préfèrent les chemins détournés.
Sois conscient lorsque les choses sont déséquilibrées.
Reste centré dans le Tao.
Quand de riches spéculateurs prospèrent
alors que les paysans perdent leurs terres ;
quand le gouvernement dépense de l’argent
en armes plutôt qu’en remèdes ;
quand la classe supérieure est extravagante et irresponsable
alors que les pauvres n’ont nulle part où se tourner -
tout cela est vol et chaos.
Ce n’est pas être en accord avec le Tao.
Lao Tseu, Tao Te King 53

paradis fiscal et enfer social

visuel du Tax Toy "comprendre les paradis fiscaux" du CCFD 
© Atelier Roger Pfund / EURO RSCG C&O
trois revendications du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) contre l'opacité financière :
> des comptes transparents pays par pays pour les multinationales, pour rétablir la vérité comptable des multinationales et lutter contre l’évasion fiscale.
> des registres publics pour identifier les bénéficiaires réels des trusts, stop aux structures juridiques opaques qui permettent d’échapper à la justice et à l’impôt.
> coopération fiscale et judiciaire effective entre les états, notamment avec les pays du sud, fin de l’impunité en matière de criminalité économique et financière
Tax Toy "comprendre les paradis fiscaux", 2011. Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)

mercredi 31 juillet 2013

les dégats de l'avidité

"Deux loups affamés au milieu d'un troupeau de moutons ne font pas plus de dégâts que l'avidité d'un homme pour la richesse et la renommée à l'égard de sa foi."

 Sultan Sohaib & Chebel Malek, 2009. Le Coran Pour les Nuls

vendredi 26 juillet 2013

travailler pour vivre bien



"Du point de vue du bouddhisme, la fonction du travail est au moins triple. 
Donner à l’homme la chance d’exploiter et de développer ses facultés. 
Lui permettre de dominer son égocentrisme en participant avec d'autres à une tâche commune. 
Produire les biens et les services nécessaires à une existence décente."
Schumacher E.F., 1978. Le système d'économie bouddhiste, in Small is beautiful. Contretemps/Seuil.

jeudi 25 juillet 2013

opium du peuple ?

portrait de  Karl Marx (modifié)
International Institute of Social History in Amsterdam, Netherlands

“[L]'instant présent est le point de départ de tout.[…]Une des fonctions clés de la religion est d'aider les gens à reprendre fermement pied dans l'instant présent et à permettre à une civilisation incontrôlable d'effectuer la nécessaire rectification de sa trajectoire.
Dans la tradition bouddhique, la voie du bodhisattva consiste en un mode de vie dévoué à l'engagement social. Elle prend ses racines dans un sentiment d'unité avec le cosmos vivant, tout en démontrant une implication dans des actions courageuses et dans le projet de "vivre bien" à partir de maintenant.[…]
Quand des pratiquants succombent à la tentation de compter aveuglément sur des forces extérieures et de rejeter sur elles toute responsabilité, la religion devient effectivement une sorte d'opium. Dans ce cas, elle ne peut servir de soutien à ceux qui recherchent une manière de vivre décrite en bouddhisme comme la voie du bodhisattva, en tant qu'acteurs du changement, proactifs et autonomes, capables de transformer l'époque.”
Ikeda Daisaku, 2010. Vers une nouvelle ère de création de valeurs, proposition pour la paix 2010, ACEP

mardi 23 juillet 2013

connaître le contentement


[L]e capitalisme est imprégné de l'énergie néfaste de l'avidité, l'un des Trois poisons. A l’échelle mondiale, l’avidité constitue la racine des crises économique et financière et des problèmes environnementaux à venir. (…) Dans le chapitre “Exhortation à la persévérance” du Sûtra du Lotus, il est dit que ceux qui pratiquent la voie du bodhisattva « ont des désirs non-excessifs et connaissent le contentement », aussi traduit par « ayant peu de désirs et satisfaits de peu de gain ». Il est dit dans le Sûtra de l'enseignement légué (Jap. : Butsu-yuikyo-gyo) : « Observe la leçon du “contentement”, car elle est source de richesse, de joie et de paix. Une personne qui connaît le contentement est heureuse, même si elle doit coucher à même le sol », alors que « celle qui est insatisfaite est pauvre, même si elle possède la richesse. »
Le “désir non-excessif” mentionné dans les textes bouddhiques fait référence au fait de contrôler sa propre avidité afin de n'être pas consumé par elle. L'avidité nous fait souffrir, nous et les autres, et lorsqu'elle est exploitée, déclenche une avalanche toujours croissante de désirs. De plus, la notion bouddhique de “connaître le contentement” se réfère à la joie qui découle du fait de contrôler son avidité, satisfaire ses besoins premiers en tant qu'être humain, et contribuer au bonheur des autres.
C'est là le modèle bouddhique de la réalisation de soi, offrant une vision dans laquelle le contentement équivaut au bonheur. Lorsque cette vision du bonheur est partagée à une grande échelle, nous pouvons réellement surmonter les leurres du capitalisme cupide, et nous protéger de sa menace.
Kawada Yoichi 2012 Contemporary Civilization and the Lotus Sutra, Journal of oriental Studies  Vol.22

vendredi 19 juillet 2013

le produit réel du processus économique est la joie de vivre :)


Le processus économique, comme tout autre processus du vivant, est irréversible et l'est irrévocablement; par conséquent, on ne peut en rendre compte en termes mécaniques seulement. C'est la thermodynamique, avec sa loi de l'entropie, qui reconnaît la distinction qualitative, que les économistes auraient dû faire dès le début, entre les inputs des ressources de valeur (basse entropie) et les déchets sans valeur (haute entropie). Le paradoxe soulevé par cette réflexion, à savoir que tout le processus économique consiste à transformer de la matière et de l'énergie utilisables en déchets, est ainsi résolu, facilement et de façon instructive. Cela nous force à reconnaître que le produit réel du processus économique (ou même, sous cet angle, celui de tout processus vivant) n'est pas le flux matériel de déchets, mais le flux immatériel toujours mystérieux de la joie de vivre. Faute de cela, on s'interdit la compréhension des phénomènes du vivant. 

Demain la décroissance, Nicholas Georgescu-Roegen

jeudi 30 mai 2013

attachement et désir ardent ou simplicité et non-violence

Tandis que les richesses intéressent plus que tout le matérialiste, la libération représente le souci numéro un du bouddhiste. Mais le bouddhisme, « La Voie du Milieu », n’est en aucun cas opposé au bien-être physique. Ce n’est pas la richesse qui fait obstacle à la libération, mais l’attachement à la richesse ; ce n’est pas non plus le plaisir que procurent les choses agréables qui est condamnable, mais le désir ardent de les obtenir. Simplicité et non-violence sont donc les dominantes de l'économie bouddhiste. Pour un économiste, l’aspect merveilleux du style de vie bouddhiste réside dans sa rationalité absolue : des moyens étonnamment faibles conduisant à d'extraordinairement bons résultats.

Schumacher E.F., 1978. Le système d'économie bouddhiste, in Small is beautiful. Contretemps/Seuil.

mercredi 29 mai 2013

économie de la non-violence

Le but ultime de réalisation de soi de Gandhi sous-tend naturellement sa pensée économique. Il signifiait de dépasser l'identification avec le simple égo personnel, il nécessitait  la fusion avec un Soi plus étendu. Cela ne pouvait advenir à travers l'exploitation, mais demandait la justice sociale et le bien pour tous. pour Gandhi, l'économie était une économie de la non-violence.

Gandhi and Buddhist Economics, Thomas Weber. Journal of Peace Research; Vol-36, Number-3, May 1999

économie non-violente

 Ernst Friedrich Schumacher (1911 – 1977)

"Un mode de vie qui plus que jamais affaiblit le pouvoir de la terre de le soutenir et accumule davantage de problèmes insolubles à chaque nouvelle génération peut être appelé 'violent'… En bref, la tache urgente de l'homme est de découvrir une voie non-violente dans son économie aussi bien que dans sa vie politique…Si l'humanité doit être protégée contre la guerre d'annihilation, la non-violence doit pénétrer la totalité des activités humaines… L'économie actuelle, tout en clamant d'être neutre sur le plan éthique, propage en fait une philosophie d'un expansionnisme illimité sans aucun regard pour les véritables et authentiques besoins de l'homme qui sont limités."

Schumacher, E.F., 1960.  'Non-Violent Economics', Observer, 21 August.

swadeshi ou localisme

Les idées de Gandhi sur le swadeshi [localisme] furent résumées au cours de sa première lutte importante en Inde et répétées presque mot pour mot durant les 30 années suivantes : "Le swadeshi [localisme] est cet esprit en nous qui nous incite à servir nos voisins immédiats avant les autres, et de préférer les choses produites dans notre voisinage à celles plus distantes. En faisant ainsi, nous servons l'humanité au mieux de nos capacités. Nous ne pouvons servir l'humanité en négligeant nos voisins" (Young lndia, 20 August 1919).

Gandhi and Buddhist Economics, Thomas Weber. Journal of Peace Research; Vol-36, Number-3, May 1999

Gandhi et Schumacher : économie et éthique

Gandhi par Margaret Bourke-White, Life magazine, 1946

Schumacher était un admirateur de Gandhi, et a étudié ses écrits et discours. La pensée économique de Gandhi était basée sur des critères spirituels. Schumacher a repris les idées de Gandhi comme la swadeshi (production locale) et le khadi (filage et tissage manuels) afin de les appliquer aux problèmes économiques actuels.
Gandhi soutenait que la véritable économie ne peux jamais aller à l'encontre des standards éthiques les plus élevés, de la même manière qu'une éthique authentique, afin d'en mériter le nom, doit en même temps être de la bonne économie… Une véritable économie doit se dresser pour la justice sociale ; doit promouvoir équitablement le bien de tous, en incluant le plus faible et est indispensable pour une vie décente (Harijan, 9 October 1937); il ne faisait aucune distinction entre économie et éthique (Young India, 13 October 1921).

Les idéaux économiques de Gandhi visaient à réguler les excès de la mécanisation. Le khadi nécessitait la décentralisation de la production et de la consommation, qui en retour devait se tenir au plus près possible des sources de production. Dans cette économie des biens manufacturés, le Mahatma voyait le pauvre libéré des "entraves du riche"(Young India, 17 March 1927). Son approche "concerne totalement soi et l'humain", alors que l'économie ordinaire est franchement égoïste" (Young India, 16 July 1931).

Gandhi and Buddhist Economics, Thomas Weber. Journal of Peace Research; Vol-36, Number-3, May 1999

 

mardi 28 mai 2013

objectif de ces dialogues

Dialoguer autour de l’économie et de la spiritualité. Préférence donnée à un travail en profondeur et dans le temps, plutôt qu’un action courte, d’un moment, sans suivi.

> 1ère étape :

Consolider des petits groupes de rencontre existants déjà sur Rennes et Nantes.
Débattre, s’interroger, poser les bonnes questions, élaborer des propositions…
Ce travail en amont d’une journée en plénière est partagé entre les acteurs via un blog.
Préférence est donnée à la jeunesse.

> 2ème étape (Simultanée à la première) :

Recenser des personnes spécialisées ou engagées dans le domaine afin de préparer une journée de rencontre.
L’objectif n’étant pas de proposer une conférence ou un colloque classique mais répondre aux interrogations formulées lors des ateliers préparatoires. Préférence donnée à des personnes « inspirantes » pour la jeunesse.

> 3ème étape :

Journée de rencontre entre les jeunes impliqués dans les ateliers et les personnes qui auront accepté le dialogue, prévue pour le 19 octobre 2014, à 14:15, au Centre Bouddhique Soka Atlantique, 29 rue du Gal Buat à Nantes.
Pour plus d'information, voir la page suivante : 
http://nagasenamenandre.blogspot.fr/p/blog-page.html